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25/09/2018

MICHEL, 95 ANS « Maintenant j’ai honte de venir dans le Vieux – Nice »

Une journée de retrouvailles était organisée ce week-end au Palais Sarde entre les anciens élèves de l’école primaire du Château. L’occasion de se rappeler ce qu’était le quartier du Vieux Nice avant les années 70 et la perte de son caractère de village.

250 anciens élèves de l’école du Château se sont reconnus et ont repris contact ce samedi au Palais Sarde. Pour regrouper tout le monde, de vraies enquêtes ont été menées sur internet, mais aussi grâce aux archives de l’école.  Historique, exposition de photos et chants ont permis d’être le support de nombreuses retrouvailles, mais aussi de se rappeler des histoires de la vie dans le Vieux-Nice avant les années 70. « La pêche aux têtards dans les bassins, lorsque nous passions derrière la cascade du Château sur les pierres glissantes« , raconte Pierre Innocenzi protagoniste de l’organisation de cette journée. Les parties de ballon sur la placette ou encore les descentes en carrioles bricolées. Les instituteurs, « plus sévères qu’aujourd’hui » et les parents « qui nous faisaient confiance« .

MICHEL, VÉTÉRAN DE LA JOURNÉE DE RETROUVAILLES DES ANCIENS DE « LOU CASTEU », SAMEDI
Le vétéran de la journée évènement, c’est Michel. Aujourd’hui 95 ans. Venu des Baléares avec ses parents tout pitchoun, après un passage dans le Nord de la France, c’est dans le Vieux-Nice qu’il a grandi. « Nous habitions le haut du quartier« , se souvient-il. Michel allait à l’école du Château. Après sa vie de travailleur (il a même eu plusieurs médailles du travail), il profite maintenant de sa vie dans l’Ouest de la ville. Voyages, « tant que l’on peut« , et pêche à la ligne en bateau rythment les journées du retraité.
« CE N’EST PLUS LE VIEUX-NICE »
Sauf que, la venue dans le Vieux-Nice du plus ancien des écoliers du Château est exceptionnelle. « Ce n’est plus le Vieux-Nice, je n’y vais plus, ça ne m’intéresse plus. Il n’y a plus de tripiers, de bouchers, de charcutiers. Il y avait un ferronnier, il n’y en a plus non plus. Il n’y a plus que des marchands de savonnettes et ça ne m’intéresse vraiment pas. J’ai même maintenant honte de descendre ici. Le Vieux-Nice était un village, tout le monde se connaissait. Sur les portes, il n’y avait pas de serrures. Les portes étaient ouvertes. S’il manquait quelque chose pour faire la cuisine, on demandait à son voisin qui nous le passait. Il n’y avait pas de voyous« , regrette-t-il.
« Quand j’étais dans le Vieux-Nice, gamin, c’était le patronage ou la rue. Il n’y avait pas de problèmes. Je me souviens des éducateurs, l’Abbé Isnardi ou l’Abbé Rizzarelli à la Semeuse, c’était formidable« 

25/09/2018

MICHEL, 95 ANS « Maintenant j’ai honte de venir dans le Vieux – Nice »